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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 21:47

Réponses à une Interview du Journal Camer.be sur la Crise tunisienne et la chute du despote  Zine El Abidine Ben Ali

 

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Franklin Nyamsi, dans la rue, en France.

 

Ben Ali a trouvé refuge en Arabie Saoudite samedi après avoir fui la Tunisie qu'il dirigeait des mains de fer depuis 23 ans. C'est le 1er dirigeant d'un pays arabe emporté par la fureur de la rue, le 1er chef d'Etat évincé en 2011. La France a pris acte de l'abdication du président tunisien à qui Nicolas Sarkozy a cependant refusé le droit d'asile. Barack Obama a salué le courage du peuple tunisien et appelle aux élections démocratiques. Côté diaspora camerounaise, c'est l'effervescence qui s'empare des leaders politiques. Illustration avec Franklin Nyamsi, cadre de l'union des populations du Cameroun(UPC). Joint par Camer.be en Normandie (France) où il dispensait un cours de philosophie basé sur le ''pouvoir'' vendredi, le professeur Franklin Nyamsi affirme que ''le peuple tunisien est sorti, franchissant le seuil critique d’intolérabilité pour le tyran de Tunis qui a jeté l’éponge, sans doute aussi parce qu’il est fragilisé entre autres par son état de santé et par l’hypocrisie rampante de son entourage de profiteurs fieffés''

 


1-  Monsieur Franklin Nyamsi, la pression de la rue a contraint Ben Ali à l'abandon du pouvoir le 14 janvier 2011 après 23 ans de règne en Tunisie. Comment avez-vous appris la nouvelle et quelle est votre réaction à chaud ?

 

            Une heureuse coïncidence  a précédé mon accès à cette information. J’ai appris la nouvelle de l’abandon du pouvoir par le despote tunisien Ben Ali ce 14 janvier 2011 au sortir d’un cours de philosophie politique en Normandie, qui portait précisément sur le pouvoir comme capacité d’action commune. Analysant les arguments de la philosophe germano-américaine Hannah Arendt, j’essayais de montrer à mes étudiants que le pouvoir requiert une organisation de la pluralité par une autorité exerçant efficacement le commandement. Précisément, en situation de crise avec impasse, les révolutions populaires seules sont en mesure de rompre cette efficacité sinistre et de restructurer une nouvelle forme d’autorité substantiellement juste. Or l’exemple tunisien montre bien qu’aucune organisation politique autoritariste ne peut réussir à surmonter l’organisation soudée  d’un peuple dans le cadre d’une révolution morale, culturelle et politique. Le peuple tunisien est sorti, franchissant le seuil critique d’intolérabilité pour le tyran de Tunis qui a jeté l’éponge, sans doute aussi parce qu’il est fragilisé entre autres par son état de santé et par l’hypocrisie rampante de son entourage de profiteurs fieffés. On a vu un Ben Ali seul, amaigri, presque suppliant. Le roi était nu. Et le sacrifice du peuple tunisien révolté a largement payé. Il reste cependant à transformer complètement l’essai amorcé en instituant réellement l’Etat de droit en Tunisie, contre les réactionnaires qui se préparent à confisquer à nouveau l’alternance.

 


2- Comprenez-vous ce type d'alternance au pouvoir au sein de votre parti politique l'UPC?

 

Depuis la fin de la lutte armée de l’UPC  avec l’assassinat d’Ernest Ouandié, le chef de l’ALNK en 1971, l’UPC s’est recentrée sur la conquête du pouvoir d’Etat par une révolution citoyenne et populaire sanctionnée par des élections justes, transparentes et libres au Cameroun. Ce qui se passe en Tunisie n’obéit qu’au premier moment de notre logique de démocratisation ainsi sommairement déclinée. Encore faut-il qu’en toute vigilance, le peuple frère de Tunisie en lutte traduise cette volonté populaire de changement par la victoire de ses organisations politiques les plus crédibles lors de scrutins justes à venir. Nous, à l’UPC, avons appelé dès 1990 et rappelons encore les camerounais en 2011 à constituer, organiser et mailler ce large front de mobilisation populaire qui contraindra le régime Biya a renoncer au projet de trucage d’ELECAM, et à se soumettre à un Programme de Transition vers la Démocratie, que nous comptons réaliser en convergence avec toutes les forces patriotiques, progressistes, écologistes, démocratiques et humanistes du pays. L’exemple du peuple tunisien ne nous interdit pas de prendre en compte la différence essentielle que voici : Ben Ali peut démissionner car il avait tout de même une certaine idée de grandeur pour son pays. Déçu par les morts par balles qui lui sont imputables, Ben Ali s’est démis. Biya ne peut qu’être démissionné car depuis 1982, il n’a d’idée de grandeur que dans son auto-perpétuation au pouvoir. Avec plus de 150 camerounais assassinés en février 2008,  Biya n’a toujours pas perdu son estime de soi. Notre peuple, pour guérir d’un tel mépris abyssal, à intérêt à lui préparer une réplique à la mesure de son arrogance et de son cynisme.


3- Le désormais ex-président Ben Ali a pourtant tenu un discours d’apaisement jeudi avant de démissionner précipitamment vendredi dans des circonstances non encore élucidées. Le scenario vous surprend-il au vu des derniers développements de l'actualité dans ce pays du Maghreb?

 

Le scénario a quelque chose d’étrange. Il nous faudra en apprendre davantage pour l’élucider. Tout se passe comme si en dessous de la croûte des manifestations à travers la Tunisie, il y  avait eu un oignon patriotique à l’œuvre. Un foyer intérieur de civilisation et d’inspiration. Une volonté de changement structurée en résistance lucide, en nuque raide. Cela est à méditer et à étudier. Il y a bien longtemps qu’on n’a pas vu la rue débouter en Afrique, un potentat qui paraissait aussi assuré de son fait, plastronnant dans une sorte de superbe qui rappelait les mythes de grandeur de Carthage. Mais là encore, comme le dirent les romains, Carthago delenda est. Carthage est tombée. Il faut donc supposer que derrière la vaste houle de résistance populaire qui a balayé le pays, il y a un formidable travail de maillage de la puissante société civile tunisienne qui a fini par payer : les organisations syndicales, les partis politiques de l’opposition progressiste et révolutionnaire, les organisations des droits de l’Homme, les corporations libérales tels les avocats tunisiens, mais aussi la mémoire de longue durée de la résistance anticoloniale tunisienne, tout cela a dû contraindre ce régime essentiellement militaire à éprouver ses limites. Peut-être faut-il ajouter à cela, une anthropologie arabe de la subversion qui puise aussi ses ressources dans les mythes du sacrifice fécond, réactivés notamment dans l’Islam au Mahgreb et au Moyen-Orient.

 


4- Cette fin de pouvoir obtenue par la rue tunisienne pourrait-elle influencer d’autres pays d’Afrique et notamment le Cameroun qui se prépare à vivre une année 2011 sous fond d’élection présidentielle? Mieux, faut-il craindre désormais l'effet d'entrainement sur le continent noir?

 

L’expérience tunisienne tient sa plus-value, non pas simplement des manifestations de rue, mais du rayonnement organisé de la société civile tunisienne. Avons-nous dans d’autres sociétés civiles africaines des organisations prêtes à suppléer le pouvoir ? Avons-nous suffisamment préparé des organisations de contre-gouvernement et de néo-gouvernement ? Je ne le pense pas. L’urgence de l’heure est donc de donner aux colères populaires qui existent à foison en Afrique, une assise organisationnelle et instituante. J’aurais donc beaucoup de mal à prédire l’avenir, car les peuples ne sont pas des courbes mathématiques prévisibles par des fonctions aux variations anticipées. On peut traiter certes des faits sociaux comme des choses, mais l’action historique, domaine de la liberté, n’est jamais entièrement prédéterminée, sauf à tomber dans une illusion rétrospective qui consisterait à dire que ceci devait arriver parce qu’on a la preuve que cela est maintenant arrivé. Je crois que la rue n’obtient pas à elle seule la fin d’un pouvoir inique. Il faut davantage que cela, une rue assise sur une organisation rationnelle et raisonnable de la société civile. Car autrement, les réactionnaires récupèrent vite les colères de la rue pour se repositionner dans l’appareil d’Etat à la première distraction.


5- Quel rôle l’armée nationale doit-elle jouer en de pareilles circonstances et comment voyez-vous l’avenir proche de la Tunisie?

 

            Les armées africaines, héritières des armées coloniales, ont presque toutes été construites d’abord pour la répression des populations africaines elles-mêmes. Lisez par exemple en ce sens le livre Kamerun : une guerre cachée aux origines de la Françafrique,  de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa. Vous verrez que le gros de la hiérarchie de l’armée camerounaise actuelle s’est fait des galons d’abord en tuant exemplairement des camerounais sous l’injonction des instructeurs de l’armée coloniale française. Je me méfie donc en Afrique francophone en particulier, des « armées nationales », qui sont souvent des regroupements de criminels anti-nationaux.  Voilà pourquoi nous ne devons pas fonder grand espoir dans le changement par les coups d’Etat où des juntes s’incrustent pour longtemps au pouvoir. Ben Ali, le président déchu de Tunisie, vient précisément de l’armée. On l’a vite oublié. Mais c’est précisément de cette origine putschiste qu’il aura porté la tare en se maintenant despotiquement au pouvoir après avoir « gentiment » déposé le vieil Habib Bourguiba en 1987.  Aux tunisiens révoltés d’instituer leur liberté. L’avenir proche de la Tunisie dépend de la capacité du peuple tunisien révolté à ne pas se laisser voler justement cette victoire initiale par deux dangers extrêmes qui hantent la Tunisie comme tous les autres pays d’Afrique du Nord : le militarisme et l’extrémisme fanatique. Par conséquent, les formations politiques doivent maintenir leurs forces en marche pour obtenir l’adhésion populaire à l’institution consensuelle et irréversible d’un Etat de droit en Tunisie : droit des femmes et des minorités, liberté d’expression et d’association, sécurité des citoyens, redistribution large des revenus nationaux au profit des plus faibles, tout cela doit être plus que jamais gravé dans le marbre d’une république fraternelle, égalitaire, progressiste et prospère.

 


6- La France prend acte de la succession constitutionnelle en Tunisie. Pensez-vous que Ben Ali serait le bienvenu en Hexagone s’il demandait l’asile politique en France?

 

Cette question doit être posée aux autorités administratives françaises. Pour le démocrate que je suis cependant, aucun dictateur n’est le bienvenu ailleurs que devant des tribunaux justes où il doit rendre gorge de tous ses crimes. Cela étant dit, n’oublions pas que le droit d’asile, en principe, ne doit pas être refusé à un être humain abandonné, menacé de mort ou contraint à l’apatridie. La terre étant sphérique, nul ne peut être contraint légitimement à l’errance. Soyons fous ! Si au demeurant, la France pouvait construire une maison de retraite pour tous les dictateurs africains qui s’accrochent au pouvoir- y compris par des arguties juridiques ou constitutionnelles- je ne serais pas le premier des mécontents. La France peut bien reprendre ses hommes de paille quand nos peuples les ont vomis. Biya, Ben Ali, Bongo, Mobutu, Bokassa, Eyadéma, auraient pu passer de bien douces fins de vie en commun en France où ils ont planqué tant de fortunes….

 

 

 

 

 


7- Alors que les africains sont divisés sur le rôle que joue la communauté internationale en Côte d'Ivoire actuellement, c’est la rue qui décide en Tunisie. Comment appréciez-vous ces deux situations ? Sont-elles complémentaires ou tout à fait contradictoires à votre avis?

 

            Sachons être mesurés. En Tunisie, notez bien que contrairement au Cameroun ou à la Côte d’Ivoire, un dictateur a démissionné pour moins de 50 morts assassinés par son armée dans la rue en moins de deux semaines. Biya est resté au pouvoir depuis 28 ans sur des milliers de morts. En 2008, près de 150 camerounais ont été assassinés par la soldatesque de Biya et l’homme, nouveau « doyen » de la Françafrique après la mort d’Omar Bongo,  nargue toujours notre peuple. Depuis octobre 2000 et son élection « calamiteuse » en tête-à-tête avec le Général Guéi, jusqu’à nos jours, les ivoiriens tombent comme des mouches. Le régime FPI de Laurent Gbagbo, tout comme les ex-rebelles du Nord dirigés par Soro Guillaume depuis 2002, portent également sur leurs mains, le sang épais de milliers ivoiriens, soldats engagés et civils innocents. Rien que depuis le 28 novembre, on dénombre près de 300 personnes assassinées en Côte d’Ivoire, dont une écrasante majorité de civils. La rue a donc en partie décidé en Tunisie parce que le régime tunisien a quelques limites morales. La rue décidera difficilement seule au Cameroun et en Côte d’Ivoire parce qu’en face, elle tombera sous de véritables bouchers humains.

 

            Mais abordons un peu cette question ivoirienne, tellement passionnelle qu’on y a mélangé légitimité démocratique et légitimité idéologique. Je prépare à ce titre une analyse que j’intitule « Les camerounais dans la crise post-électorale ivoirienne : analyse sociopolitique ». La guerre idéologiquement légitime contre la Françafrique ne nous donne aucun droit d’outrepasser la volonté démocratique des peuples. Aucun camerounais n’aime plus la Côte d’Ivoire que la majorité démocratique du peuple de Côte d’Ivoire. Alpha Blondy, la reggae star ivoirienne l’a bien exprimé : « Mon Candidat c’était Gbagbo, mais je lui demande de reconnaître qu’il a perdu. Le Président élu, c’est Alassane Ouattara. » Au fond, est-ce si surprenant que cela ?

 

 

Il y a deux questions en Côte d’Ivoire, que les opinions publiques africaines ont souvent maladroitement mélangées dans un seul jugement. La première question de la crise post-électorale ivoirienne est la suivante : qui a gagné l’élection présidentielle ivoirienne ? J’y réponds froidement, contre tous les cris d’orfraie de l’anticolonialisme émotionnel. Au regard des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010, résultats acceptés par toutes les parties, l’opposition houphouétiste ivoirienne du RHDP ( Ouattara 32% ; Bédié 25% ; Mabri  3%) est objectivement majoritaire ( 60% des votes environ), face à LMP de Laurent Gbagbo ( 38%). Je ne suis donc pas surpris du report de voix raisonnable au second tour de cette opposition alliée depuis 2005 dans le RHDP contre le candidat de LMP, Laurent Gbagbo. La CEI de Côte d’Ivoire, la CEDEAO, L’UA, L’ONU ont certifié tout cela. On peut détester Alassane Ouattara, mais c’est bien lui le Président démocratiquement élu de Côte d’Ivoire.

            L’autre question ivoirienne c’est : l’anticolonialisme légitime des africains sort-il affaibli ou renforcé par cette défaite électorale de FPI ou LMP de Laurent Gbagbo ? Ma réponse là aussi, est claire. Et elle a deux options :

 

             1) Oui, si on prend le FPI pour un parti anticolonialiste. Dans ce cas, il faudrait que le FPI n’ait pas trempé dans l’ivoirité. Dans ce cas, il faudrait que le FPI n’ait pas bradé des concessions ivoiriennes énormes aux multinationales des pays colonialistes. Dans ce cas, il faudrait que le FPI ait substantiellement aidé et soutenu des mouvements anticolonialistes africains et panafricanistes. Or, je suis désolé : le bilan politique du FPI est exactement le contraire de tout cela. Le parti s’est même enlisé dans une gabegie sans nom, avec des enrichissements miraculeux et inouïs de ses cadres, que le Président-FPI de l’Assemblée Nationale, le Pr. Mamadou Koulibaly, aujourd’hui fortement isolé par les faucons, a ouvertement et courageusement dénoncé courant 2010 dans tous les médias de Côte d’Ivoire. 

            D’où ma deuxième option : 2) Non, finalement la défaite électorale de Laurent Gbagbo renforce l’anticolonialisme lucide, en invitant ceux qui s’enferment dans la dénonciation purement émotionnelle du colonialisme à méditer les limites autocritiques ce que le Professeur Alexis Dieth, philosophe ivoirien, appelle si justement « le colonialisme de l’intérieur », le « colonialisme des intellectueurs » – néologisme pour nommer les intellectuels tueurs  abritant leur anticolonialisme de droit derrière un ethnonationalisme de fait.

 


8- Ben Ali est l'un des chefs d'Etat africains qui ont récemment modifié la Constitution dans leurs pays respectifs afin de se représenter aux élections présidentielles. Quelles leçons politiques doit inspirer sa chute aujourd'hui en Afrique?

 

Les dictateurs en sursis et les peuples braqués doivent méditer l’exemple tunisien. Une Constitution ne protège pas en soi un despote. C’est l’assentiment involontaire et/ou volontaire des dominés qui nourrit l’empire de la Terreur. Sachez que les dictateurs africains aussi étudient les raisons de la chute de leurs pairs, pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Ce sera donc ruse contre ruse, et rira bien qui rira le dernier. Dès lors, de même, les organisations de la société civile de tous les pays sous dictatures doivent tirer toutes les leçons de ce type d’expériences-laboratoires. On en apprendrait en tout cas au moins une chose essentielle : la servitude volontaire des peuples opprimés est la clé de voûte de leur domination. Sans sacrifices de sang, de sueur et de larmes, sans effort de lucidité et d’organisation mutualisée de sociétés civiles fortes et inventives, point de salut contre les ogres de sexe, de pouvoir, d’argent et de gloriole qui ensanglantent les pays africains. 

 

9- Un dernier mot ?

 

Les camerounais en particulier doivent sérieusement se demander : comment diable se fait-il que le peuple  qui, au sud du Sahara a pris les armes pour s’émanciper de la tutelle criminelle des colons, ait aujourd’hui une société civile et une opposition politique parmi les plus délabrées qui soient ? Comment expliquer que Biya, ce monstre tranquille, gouverne le Cameroun en s’absentant allègrement pendant la moitié de l’année et en ne tenant qu’un ou deux conseils de ministres par an ? Quelle sorte de torpeur ténébreuse empêche nos organisations d’opposition de réaliser le projet upéciste fondateur de l’âme immortelle de notre peuple ? Ces questions, en contemplant la Tunisie victorieuse contre le despote Ben Ali, nous pendent encore au nez, citoyens du Cameroun! Enfin, apprenons à passer de l’opposition des contraires  - l’anticolonialisme émotionnel –  à l’opposition des contradictoires – l’anticolonialisme autocritique.  Ne combattons  courageusement chez les autres que ce que nous nous acharnons exemplairement à combattre parmi nous-mêmes.

 

Je vous remercie.

 

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