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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 13:10

376157 378723395575712 1584331169 n-copie-1 Les politesses d’une obsédée du viol

 Par Franklin Nyamsi

Agrégé de philosophie, Rouen, France


Chers compatriotes Camerounais

Chers Amis,

Lectrices et lecteurs,

 

            J’ai pris avec plaisir le train ce dimanche 5 janvier 2013 au matin,  d’un débat suscité par Madame Calixte Beyala sur facebook, suite au décès d’un écrivain africain de Paris, qu’elle n’a pas osé nommer, apparemment un certain M. Doumbia. Madame Beyala, se réjouissant à demi-mots de la mort de cet homme, estimait qu’il méritait son indifférence parce qu’il avait été un souteneur des menées impérialistes de l’Occident en Afrique. Allant plus loin dans son cruel cynisme, Madame Beyala a fait valoir que ledit écrivain serait mort pauvre, preuve de l’ingratitude de ses maîtres occidentaux.

            Il y a tout de même un égard universel à avoir face aux morts. Comment laisser cette dame indigne salir davantage ce mort ? J’ai pris fait et cause pour l’exigence d’humanité et de bienveillance critique.

            Il m’a plu de rappeler poliment que Madame Beyala chérissait bien le dictateur Camerounais Paul Biya au vu et au su du monde entier, et que le ciel ne lui en était pas tombé sur la tête. Il m’a plu de rappeler que Madame Beyala était couverte des Prix Littéraires de cette même presse occidentale, tenue par les mêmes magnats de la politique et de la finance occidentale, qu’elle fait semblant de dénoncer alors qu’elle en a largement été bénéficiaire. Il m’a plu de rappeler que citoyenne française, Madame Beyala paie son fisc en France et non à Yaoundé et qu’elle est donc co-responsable, comme tout citoyen français, de la politique de son pays en dehors de ses frontières. Enfin, comment peut-on oublier que Madame Beyala s’est rebiffée contre les Occidentaux quand son projet de devenir Secrétaire Générale de L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a foiré en raison de son instabilité psychique, de sa corruptibilité et de son obsession du scandale sulfureux ?

            Cette cure de vérités a rendu folle de rage, notre chère Madame Beyala. Voici, pour votre fort discutable délectation,  un extrait des échanges qui s’en sont suivis entre Madame Beyala et moi-même, en mode ad hominem absolu :

Calixthe Beyala :   Franklin Nyamsi, Biya vous encule proprement, désolée ! Ce n'est pas de ma faute ! Allez donc le voir, si vous êtes un homme ! Vous vous cachez en France, terrorisé par un autre homme et vous voulez que j'aille me battre pour que vous deveniez président au Cameroun, pauvre imbécile ?

Franklin Nyamsi :   Calixthe Beyala, vous voilà enfin dans votre registre préféré: le viol des consciences. Le viol des morts. Le viol des corps. La parole fécale. Biya est un homme du passé et du passif. Pourquoi voulez-vous que je me préoccupe davantage de l'homme que de son régime infect? Le régime de Paul Biya tombera, Paul Biya lui-même passera. Je n'en ai aucun doute. Et je ne ferai pas partie des lâches qui comme vous, critiquent les dictateurs des autres en protégeant le sien. Calixte Beyala, vous suggérez en outre que le Président Biya est pratiquant de sodomie par viol. Quelle indignité de votre part envers lui! Si vous aviez le moindre respect pour lui, vous ne l'associeriez pas à votre fantasme sexuel manifestement préféré. Sachez raison garder.

Calixte Beyala :

Je ne vous aime pas !

Franklin Nyamsi :

Je m'en honore, chère Dame.

Calixte Beyala :

Alors, allez-vous faire enculer par Biya ! J'en suis très heureuse qu'il vous encule pauvre aliéné !

.Franklin Nyamsi :

Non, j'ai une très haute estime de mon derrière. Le vôtre lui suffit assez.

Enfin, Calixte pourquoi souffrez-vous de ce syndrome du viol permanent?

Achetez-vous force godes, et exercez votre derrière à volonté! »

 

Vaincue par ma sérénité, Madame Beyala a aussitôt procédé au bouclage du lien facebook qui nous rattachait, sans doute effrayée par la gravité de son propre délire et gênée d’en avoir trop dit sur ses intentions et sur celles du régime de Paul Biya envers ma posture critique.

On retiendra au moins du délire de Madame Beyala, quelques informations essentielles, venant de quelqu’un qui entre et sort avec le sourire du palais présidentiel d’Etoudi :

 

1° Paul Biya, le chef de l’Etat, m’attend au Cameroun, puisque je suis supposé être de ceux qui veulent lui ravir le fauteuil de président de la République.

Ma réaction : Le Cameroun nous appartient à tous, nationaux et bi-nationaux Camerounais de toutes extractions. Paul Biya est un Camerounais parmi les autres. Il ne possède pas plus le Cameroun qu’Ahmadou Ahidjo, qui a présidé pendant 25 ans à nos destinées. On sait où il se trouve. Quant à moi-même, je pense davantage à la démocratisation du système politique camerounais qu’au nom du successeur certain de Paul Biya. Je ne lis pas l’avenir du Cameroun dans une boule de cristal.

 

2° Paul Biya serait adepte de l’enculade des opposants politiques. Puisque c’est au viol sodomique que Calixte Beyala me croit destiné, en raison de ma critique de la tragédie camerounaise occasionnée par l’impéritie de son mentor.

 

Ma réaction : Je constate que Madame Beyala, en faisant de Paul Biya un enculeur d’opposants politiques, révèle sa fidélité à l’éthique du viol des corps, du viol des consciences et du viol des lois que Paul Biya incarne au Cameroun. En effet, cet homme qui ne respecte pas l’article 66 de sa propre constitution exigeant qu’il déclare tous ses biens, a rempli ses prisons de ses collaborateurs plus ou moins indélicats, abonnés à la même prédation des biens publics du Cameroun, fidèles au réflexe de leur propre chef. En février 2008, le pouvoir Biya a assassiné impunément près de 200 camerounais dans les rues du pays, lors des émeutes de la faim. Beyala n’a rien condamné, bien sûr. Et la veuve de mon ami Jacques Tiwa, froidement assassiné dans la rue par la soldatesque de Biya le 27 février 2008, élève comme elle peut ses enfants aujourd’hui… « Paul Biya vous encule », a dit Beyala.

            Pis encore, Madame Beyala enferme la politique camerounaise dans le registre sexuel, thème favori de ses romans où quelqu’un viole toujours quelqu’un…Il faut donc sérieusement se demander si l’obsession du viol chez Calixte Beyala ne mérite pas, à son égard, une véritable compassion psychiatrique. J’en laisse le soin aux médecins spécialisés dans la thérapie des troubles sexuels…

Je conclurai volontiers l’affaire en disant que cet échange matinal avec Calixte Beyala révèle l’abîme profond qui me sépare de l’esprit infect du régime Biya qu’elle sert servilement. Cet échange indique aussi que Beyala, la main dans la main avec les services secrets camerounais, travaille assidûment à la traque des figures de l’opposition intellectuelle et politique qui semblent incarner réellement l’espérance d’une véritable alternative au système RDPC, en même temps que d’une alternance non-patriarcale à la tête de l’Etat du Cameroun.  Calixte Beyala me l’a dit, parlant littéralement pour Paul Biya : « Je ne vous aime pas !» Et moi, je lui ai répondu, en sa qualité de porte-voix de son mentor : « Je m’en honore, chère Dame ». Rira bien qui rira le dernier.

 

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Published by professeurfranklinnyamsi@over-blog.com - dans tribunes politiques
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