Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 21:55

images-copie-1

 

IL y a dans l’histoire des sociétés, des individus qui incarnent véritablement les pathologies qui les traversent, au point de les refléter de façon gravement inconsciente. La chose s’avère d’autant plus grave, dans le cas de la Côte d’Ivoire, qu’elle entame les facultés de jugement de quelqu’un qui devrait avoir la faculté de former les jeunes au jugement critique, témoignant ainsi des dix années récentes de domination de l’université ivoirienne par la pensée frelatée des gouailleurs de rue de la Refondation, ou pour tout dire de l’amphithéâtre des sciences par l’Agora des pulsions chaotiques. Comment décrire autrement que par les termes de la clinique psychopathologique la douce amnésie – le Dr. Dieth parlera d’ « indignation sélective » - que le président de LIDER revendique tranquillement comme une sorte de gloire d’intouchable ? Ainsi se révèle à nous la psychologie du professeur Mamadou Koulibaly, telle qu’exprimée dans une tribune dont le titre à lui tout seul prête aisément le flanc à la déconstruction critique de tout observateur averti des deux dernières décennies de la politique ivoirienne. En intitulant le 28 décembre passé sa tribune par les termes « Soro et le charlatanisme politique. Mensonge et criminalisation de l’Etat », Mamadou Koulibaly ne se propose-t-il pas de nous faire croire que sous le régime de Laurent Gbagbo dont il fut dix années durant le dauphin constitutionnel, des charlatans avérés et ostentatoires, tels Koné Malachie, Koré Moïse ou la prêtresse enfiévrée Simone Gbagbo et autres vendeurs d’illusions à l’encan n’ont pas officiellement gouverné le pays ? Quand Mamadou Koulibaly s’engage à dénoncer « le mensonge et la criminalisation de l’Etat » qu’il attribue à Guillaume Soro, ne s’agit-il pas, dès le titre de sa diatribe, d’affirmer que le régime de la Refondation ne revendiqua pas la roublardise et la « boulangerie » politique comme ses titres de noblesse ; mieux encore, ne s’agit-il pas de nier d’emblée que l’acte inaugural du régime Gbagbo fut un coup d’Etat contre la démocratie à travers l’ élection exclusiviste d’octobre 2000 et la découverte du premier grand charnier de la Côte d’Ivoire moderne perpétré par les soldats fidèles au FPI ?  Ne s’agit-il pas pour notre tribunicien d’Audace Institute de nier ce fait gros comme le nez dans la figure que le plus grand mensonge de la Côte d’Ivoire contemporaine est le fait de son propre parti d’origine le FPI qui, sous les oripeaux de sa social-démocratie affectée voire de sa rhétorique anti-impérialiste et gauchiste, a voilé longtemps à l’opinion l’âme d’extrême-droite chauvine, criminelle et xénophobe qui était sa substantifique moelle ? Mieux encore, le titre même de la tribune de Mamadou Koulibaly ne suggère-t-il pas que la violence défensive et légitime du MPCI de Guillaume Soro serait apparue comme un cheveu dans la soupe tranquille d’une Côte d’Ivoire où tout allait bien comme dans le meilleur des mondes possibles de Candide, où ne prospérait aucune violence offensive et illégitime d’un régime hautement conscient des conditions calamiteuses de son propre avènement par effraction à la tête du pays ? Pour exercer sainement la liberté d’expression dont semble manifestement abuser l’ancien président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne, nous voulons procéder à une critique pied-à-pied de l’argumentaire qu’il esquisse, afin d’aboutir à la démonstration évidente en six contre-arguments que Mamadou Koulibaly pratique allègrement une dialectique perverse qui mérite toutes les vigilances. Peut-être pourrons-nous au sortir de cette déconstruction, comprendre les raisons profondes du déchirement logique de la pensée de Mamadou Koulibaly entre une audace intellectuelle artificielle et une pratique politique faite d’une lâcheté et d’un cynisme chroniques. Car les deux exemples phares du texte de Mamadou Koulibaly, à savoir la question du bilan de Guillaume Soro et la question des revendications électorales de la rébellion, ne sont, on le verra bien, ni plus du moins que d’immenses coups d’épée dans l’eau trouble de l’insincérité maladive et de la peur du néant politique chez notre personnage d’Azaguié. Lesdits exemples constitueront la seconde et dernière partie de notre propos.

 

I

Une pensée oublieuse face à l’arme fatale de la rétrospection

 

Il y a une faiblesse fondamentale chez les penseurs à l’improviste. C’est qu’ils avancent en oubliant leurs traces. La thérapie de cette tare majeure de l’improvisateur intellectuel consiste à le fixer, à le visser littéralement à ses dires et à leur non-dit indéniable, de telle façon qu’il lui soit impossible de se dédire. En un mot, la critique consiste à reconduire ici la maxime de Platon selon laquelle « connaître véritablement, c’est se ressouvenir. » Soumise au crible de la mémoire exacte, la pensée de Mamadou Koulibaly s’avère justement comparable à cette mousse qui passe parfois pour le fond de la bière. Il faut donc aussi crever la baudruche, ramener la grenouille qui se prend pour un bœuf à sa taille réelle. On découvre alors ce que nous appelons une « dialectique perverse » sur laquelle nous nous appesantirons en conclusion de la présente tribune.

1° Mamadou Koulibaly prétend que Guillaume Soro se prend pour le meilleur Premier Ministre de Laurent Gbagbo, le meilleur des citoyens de Côte d’Ivoire, le sauveur de la Côte d’Ivoire. Voyons. « Meilleur premier ministre » ? Certainement, puisque loin de s’être ainsi autoproclamé, Guillaume Soro a souvent été présenté ainsi – Mamadou Koulibaly le reconnaît lui-même  - par le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo lui-même. Qui n’a pas vu les tempêtes gbagboistes qui se sont abattues sur Seydou Elimane Diarra et sur Charles Konan Banny, avant l’arrivée de Guillaume Soro à la primature ? L’évidence ne montre-t-elle pas au pire aveugle que Guillaume Soro a réussi face à Gbagbo là où ses prédécesseurs ont mordu la poussière ? « Meilleur des citoyens de Côte d’Ivoire ? », mais d’où Mamadou Koulibaly tient-il cette échelle de valeurs saugrenue, puisqu’il n’y a pas que le domaine politique qui puisse héberger l’excellence humaine dans un pays ? A moins que l’ambition basse de Mamadou Koulibaly ne soit, en filigrane, de visiter un lieu commun des oiseaux de mauvais augure de notre temps, en tentant vainement d’opposer le premier des citoyens de Côte d’Ivoire, à savoir le président de la république Alassane Ouattara avec son dauphin constitutionnel que Mamadou Koulibaly veut affubler du titre concurrentiel et bricolé de « meilleur des Ivoiriens » ? Nulle part dans la littérature politique contemporaine, il n’est question d’une telle folie des grandeurs chez un Guillaume Soro enraciné dans un terroir sénoufo où l’une des valeurs initiatiques universelles est la pratique de la grandeur dans la simplicité. Mais enfin, « sauveur de la Côte d’Ivoire », Guillaume Soro ? Où Mamadou Koulibaly va-t-il trouver cette rhétorique politico-messianique que l’on croyait révolue avec la lourde chute des élus Refondateurs de « l’Eternel des armées » ? La vérité historique veut pourtant qu’on ne saurait rien comprendre à la séquence historique des dix dernières années de la Côte d’Ivoire sans s’approprier le rôle essentiel de Guillaume Soro. Quand tonnaient les canons de la Refondation en décembre 2010 pour conforter le putsch de Laurent Gbagbo contre le processus démocratique issu de l’APO de Ouagadougou en 2007, qui niera que la continuité de l’Etat, des mains de Laurent Gbagbo à celle d’Alassane Ouattara, fut transmise grâce à la reconnaissance courageuse de Guillaume Soro de celui que les Ivoiriennes et les Ivoiriens avaient choisi le 28 novembre 2010 en leur âme et conscience ?  Enfin, il faudrait s’interroger sur la signification du concept de « meilleur » chez un Mamadou Koulibaly, bien souvent imprudent en rigueur de pensée. Pour Mamadou Koulibaly, le meilleur, c’est « celui qui aura le mieux contribué au bilan de la Refondation ». Quelle grotesque manipulation ! Et si le meilleur, c’était tout simplement celui dont le bilan est le meilleur des bilans de tous les premiers ministres sous Gbagbo ? On verrait alors en vérité que le bilan de Guillaume Soro, loin d’être meilleur en tant que de la Refondation, est bien plutôt un bilan meilleur en vertu de sa résistance et de sa victoire sur et contre la Refondation !

Mamadou Koulibaly affirme urbi et orbi que Guillaume Soro est au pouvoir aux côtés d’Alassane Ouattara depuis 18 mois  « sans qu’il n’y ait eu de rébellion organisée contre lui ». Comment peut-on faire preuve d’une telle mauvaise foi ? Soyons méticuleux et supposons que notre tribunicien pense bien tout ce qu’il dit. Il y a plusieurs interprétations possibles de ce bout de phrase. Elles révèlent toutes la duplicité excrémentielle des dires de Mamadou Koulibaly. D’abord, il y a négationnisme puisque nier l’état de belligérance, c’est faire peu de cas de ses victimes en attribuant leurs malheurs aux faits divers de la pure et simple délinquance. Alors que près de 100 soldats loyaux à un gouvernement légal et légitime ont été violemment tués en Côte d’Ivoire depuis près de 8 mois par l’aile armée du FPI, Mamadou Koulibaly, au mépris des vies de ces soldats de la démocratie et en faisant fi de la souffrance de leurs familles, balaie du revers de la main la réalité tragique que la presse nationale et internationale connaît pourtant, même si la mémoire sélective d’Amnesty International n’en a cure. Ensuite, seconde interprétation possible, de fait, Mamadou Koulibaly reconnaît donc qu’il y a bel et bien une rébellion contre le régime du Président Alassane Ouattara et de son dauphin constitutionnel Guillaume Soro. Pourquoi ? Le diable, prince du discours pervers, se cache dans les détails. Mamadou Koulibaly nie l’existence d’une « rébellion organisée ». Il accepte et assume donc l’existence d’une « rébellion désorganisée ». Comme un reproche à ses ex-complices de la Refondation, Mamadou Koulibaly estime le couple Ouattara-Soro chanceux de n’avoir pas eu face à lui, une rébellion qui aurait suivi le plan qu’il proposait au FPI et que les caciques ethnocrates de ce parti ont refusé en arguant de la duplicité chronique attribuée par les mêmes à l’être-dioula. Ainsi, le plan de Mamadou Koulibaly, silencieux comme pas deux devant tous les crimes du FPI depuis octobre 2000 en Côte d’Ivoire, n’était pas de nature différente de celui des extrémistes armés qui harcèlent les FRCI ces derniers mois. Il n’y avait qu’une différence de degré entre le plan des gbagboistes purs et durs et le sien. Ce dernier avait simplement une qualité que les assaillants de la Refondation n’auraient pas : l’organisation ! A moins que, troisième hypothèse d’interprétation, Koulibaly ne nous revende le refrain usité d’un Guillaume Soro qui dans la nuit, s’attaquerait à ses propres troupes pour justifier de la perpétuation de l’état d’exception et diaboliser ses ennemis internes et externes. Pure fadaise. Car dans ce cas aussi, qui ignore le lien ombilical qu’il y a entre Guillaume Soro, ex-premier ministre des deux derniers présidents ivoiriens, ex-ministre de la défense aimé de la troupe, avec finalement tous les grands corps de l’armée ivoirienne ? N’a-t-on pas vu le Général Philippe Mangou, chef d’Etat-Major des FDS que Blé Goudé obligea à dire des insanités contre Guillaume Soro le serrer dans ses bras il y a quelques mois à Libreville où il est ambassadeur de Côte d’Ivoire ?  La Côte d’Ivoire actuelle, au demeurant affronte bel et bien une rébellion armée, comme l’ont montré les différentes attaques foireuses d’Akouédo, Agban, Yopougon, Agboville, Abengourou, Taï, etc. Les échecs militaires de la rébellion armée du FPI ne doivent pas en faire oublier la nature essentiellement revancharde et criminelle.

3° Mamadou Koulibaly s’attaque à Guillaume Soro au nom d’une liberté d’expression qu’il affirme vouloir arbitrer par l’exigence d’objectivité scientifique. Noble intention, dirait-on, mais creusons. D’abord notre contempteur rate la différence essentielle entre une ère Gbagbo où ceux qui parlaient librement n’avaient qu’à choisir aussi de mourir librement sous les coups des Escadrons de la mort et l’ère Ouattara, où aucun journaliste n’est en prison à ce jour pour délits d’opinion.  Comment l’ex-président de l’Assemblée Nationale peut oublier les nombreux attentats perpétrés contre la liberté d’expression alors même qu’il était au perchoir de la seconde institution du pays ? Le Dr. Alexis Dieth[1] a utilement rappelé les grandes lignes de cette mémoire à effaceur clignotant chez Mamadou Koulibaly. Nous n’égrènerons donc pas ici la longue litanie des crimes dont il s’est fait complice par son silence, alors même qu’il assumait des responsabilités éminentes au sommet de la législature ivoirienne. Car, ensuite, si la liberté d’expression, soudain chère à Mamadou Koulibaly en vaut la peine, c’est nous dit-il, à condition qu’elle soit encadrée par l’objectivité scientifique. Faut-il donc en déduire qu’un bon scientifique doit être un fieffé amnésique ? Faut-il que le scientifique koulibalien soit comme le politique Gbagbo, capable d’occulter la réalité vécue par plus de la moitié de son peuple pour affirmer la solidité de ses conceptions ? Faut-il qu’il dise « mille tomberont à droite, dix mille à gauche, mais moi j’avance », comme l’enfant terrible de Mama ? Sceptique par essence, le scientifique véritable se méfie, comme le disait Gaston Bachelard, de deux erreurs : « Evoquer le mystère ou croire qu’on a trouvé ». Il semble dès lors qu’il faille soupçonner la « science politique » de Mamadou Koulibaly d’un vice de forme et de fond que la suite révèlera davantage s’il en est besoin.

Mamadou Koulibaly élabore la notion de « charlatanisme politique » qu’il adosse à deux notions adjacentes qu’il maîtrise manifestement très mal  comme de nombreux débordements de sa verbosité: la rhétorique et la dialectique. Citons notre apprenti-penseur : « Le charlatanisme politique est une imposture qui tente de se confondre avec la science politique […] En la matière, le président du parlement ivoirien est passé maître. Lui ne se contente pas de pervertir la dialectique ; il tente aussi depuis de longues années de pervertir la rhétorique ».  Je n’insisterai pas longtemps ici sur la distinction conceptuelle floue entre dialectique et rhétorique chez Mamadou Koulibaly. Peut-être l’économiste, s’improvisant ici philosophe, ne sait- il pas que la rhétorique est par essence dialectique, et vice versa, puisqu’elles désignent ensemble l’ art de former de bons et persuasifs discours pour convaincre ou conquérir l’auditoire, ou un adversaire quelconque. La « Dialectique » , qui est en rapport avec le dialogue platonien, désigne précisément un échange transformateur entre deux termes en relations plus ou moins antinomiques, ce qui est bien le cas de l’exercice de la rhétorique qui met aux prises au rhéteur et son public. Mais laissons ces subtilités à l’académie. Nos remarques ici visent juste à montrer que Mamadou Koulibaly aurait pu se contenter de critiquer la dialectique ou la rhétorique de Guillaume Soro, sans y laisser tout son latin.  En tout état de cause, le verdict des faits sera encore ici, cruel pour notre bonimenteur d’Azaguié, car celui qui revendiquait encore « la boulangerie politique » comme une médaille d’honneur devant Michel Denisot, le journaliste français de Canal+ en décembre 2010, ce n’est ni plus ni moins que le supérieur hiérarchique direct de Mamadou Koulibaly, son désormais ex-ami Laurent Gbagbo ! Alors, au regard des failles précédemment établies de l’argumentation de Mamadou Koulibaly,  qui, sérieusement pourrait y voir un penseur rigoureux du fait politique ? Le charlatan, c’est celui qui crie au charlatanisme pour cacher le sien, comme le barbare ethnocentriste selon Lévi-Strauss se définit par le fait même qu’il croit essentiellement en la barbarie des autres cultures. Comment Mamadou Koulibaly peut-il juger de perverses les raisons pour lesquelles dans une Côte d’Ivoire où l’ivoirité se traduisait désormais en graves exactions contre certains Ivoiriens, Guillaume Soro et ses camarades du MPCI programmèrent selon les termes du député de Ferkéssédougou «  une indispensable insurrection » ?

On n’oubliera jamais que pendant dix ans, de fieffés ignares rassemblés dans des soi-disant Sorbonne de carrefours ont dicté à coups de machettes, de gourdins et au prix de l’article 225,  leur pensée frelatée aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens. On n’oubliera jamais l’humiliation de l’université ivoirienne que la photo-finish d’un fesciste ténébreux nommé Damana Adia Pickass, déchirant les PV d’une élection transparente, marquera à jamais d’une pierre sombre. On n’oubliera jamais que c’est au prix des incantations lunatiques des Alain Toussaint et autres crieurs à la ramasse que la Refondation fut déguisée en amoureuse du panafricanisme, elle qui broyait du Mossi et du Dioula à vue d’oeil dans toutes les rues du pays. A trente ans en 2002, Guillaume Soro et ses frères d’armes risquèrent-ils leurs vies par pur snobisme ? Il faut croire qu’abonné à la fuite quand « ça chauffe », Mamadou Koulibaly est loin de comprendre le tragique de la dialectique hégélienne dite du Maître et de l’Esclave, explicitée par le grand penseur allemand dans La Phénoménologie de l’Esprit. Il y va, ni plus, ni moins que d’un risque pris pour la survie biologique au nom d’un idéal humain qui s’absolutise dans l’affrontement du danger. Habitué à être nommé (ministre, président de l’Assemblée, etc.), Mamadou Koulibaly ne comprend décidément pas grand-chose aux fonctions politiques qui s’arrachent à la bravoure, au talent, au mérite et au sens de l’Histoire chez l’impétrant. Ce sont pourtant ces fonctions conquises qui font les géants de l’Histoire, dans le sillage desquels marche humblement et courageusement Guillaume Soro, à la suite du Président Alassane Dramane Ouattara, « la pierre angulaire que les bâtisseurs avaient rejetée », selon la belle expression du philosophe Augustin Dibi Kouadio…

 

(A suivre bientôt, la seconde partie, sur « Les illustrations stériles de Mamadou Koulibaly contre Guillaume Soro »)

 

 

Par Franklin Nyamsi, Agrégé de philosophie, Paris, France.

 

 



[1] Dr. Alexis Dieth, « L’indignation sélective de Mamadou Koulibaly », tribune internationale sur le site www.guillaumesoro.com du 29-12-2012.

Partager cet article

Repost 0
Published by professeurfranklinnyamsi@over-blog.com - dans tribunes politico-philosophiques
commenter cet article

commentaires

omnitech guides 10/12/2014 13:16

I want to know more about this, i heard that they started digital learning last year. I have goggled about this and i did not get any details of it. Please tell me more details of it and hope it will work right.

moukila 31/12/2012 02:51

ah franklin!que dire de plus?tu es immense.no comment.